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CAUSES QUI INFLUENT SUR L’INTÉRÊT.
nos idées sur ce qu’il faut entendre par capitaux disponibles : ce sont, ainsique le mot l’exprime, les capitaux dont leurs maîlres peuvent disposer,et dont ils cherchent à opérer le placement. Les plus disponibles de tousles capitaux sont ceux qui existent en argent dans les coffres des capita-listes; mais on peut encore regarder comme disponibles ceux qui sontplacés de manière à pouvoir être dégagés aisément lorsqu’on leur offreun placemeutplus avantageux. Les entreprises industrielles qui réclamentdes fonds n’ont pas besoin de lotis leurs capitaux à la fois. Les frais deleur établissement, les avances qu’elles seront appelées à faire n’ont lieuque successivement. Des fonds prochainement disponibles sont pour ellescomme des fonds actuellement disponibles. Tels sont les capitaux qu’on aprêtés en se réservant la faculté de les retirera la suite d’un avertissementfait à l’emprunteur quelques mois d’avance; tels sont les capitaux qu’ona employés à l’escompte d’effets de commerce dont l’échéance n’est pas■fort éloignée ; ceux même qui sont en marchandises, pourvu que ces mar-chandises soient de facile défaite et d’une consommation courante. Ainsi,des sucres, des cafés, de bonnes qualités, sont comme de l’argent comptant,parla cerliAude qu’on a de pouvoir les vendre, au cours, du moment qu’onle voudra.
Les fonds qui sont employés en obligations négociables du gouverne-ment, comme les rentes, sont bien des capitaux disponibles; cependant,il ne faut pas regarder les rentes sur l’État, vues en masse, comme unesomme de valeurs disponibles, puisque l’État n’est pas tenu de les rem-bourser, et qu’un rentier ne peut dégager son capital de cet emploi, à moinsqu’un autre capitaliste n’y engage le sien.
Ce n’est pas le cas avec un capital qui est en denrées coloniales. Celui-ci peut être réalisé sans qu’un autre capital prenne sa place ; car les ob-jets de consommation sont achetés avec des revenus.
Quant aux capitaux qui sont prêtés sur hypothèques, et qu’on ne pourraretirer qu’après plusieurs années; quant à ceux qui consistent en bâti-ments et en usines, ou même en métiers et ustensiles de manufactures,et surtout ceux qui consistent en améliorations foncières, il ne faut pointles regarder comme des capitaux disponibles, même lorsque la terre estd’une vente facile ; car si le vendeur d’une terre de cent mille écus se trouve,après l’avoir vendue, pouvoir disposer de la somme, l’acheteur delà mêmeterre, qui pouvait auparavant en disposer, ne le peut plus après l’avoirappliquée à l’achat delà terre.
Lorsque Ton prête une somme, ce n’est donc point, je le répète, telle