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Tome II.
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VIE MOYENNE DE L’HOMME. 159

l’homme perfectionné, et qui n’arrivent à l’existence que pour souffrir etmourir

Ce n’est donc point comme devant maintenir ou augmenter la popula-tion, qu’il convient d’envisager les moyens conservateurs de la vie deshommes. Car la population augmente ou diminue par des raisons toutes| différentes. C’est uniquement comme étant propres à améliorer le sort del’humanité. Quand on lit, ou quand on entend dire qu’en conservant la vie àcent mille personnes, la vaccine a ajouté cent mille âmes à notre popu-lation, on peut sourire de l’erreur, et, néanmoins, applaudir à la décou-verte.

Au reste, nous avons lieu d’être fort satisfaits des progrès qui ont étéfaits dans la conservation de l’homme. Sa vie moyenne s’est beaucoupprolongée dans les pays civilisés et va se prolongeant tous les jours davan-tage. La médecine, la chirurgie, ont fait de remarquables progrès, et dis-posent de plus de moyens curatifs”. L’on se soigne mieux qu’on ne faisaitautrefois; on se lient en général plus proprement; les villes ont des ruesplus larges et mieux pavées, les habitations sont plus aérées et plus saines,les soins qu’on prend de l’enfance sont mieux entendus; on la dégaged’entraves, et la mort exerce moins de ravages dans cette première pé-riode de la vie. Aussi, lorsqu’on est à portée de comparer les tables demortalité anciennes avec les nouvelles, trouve-t-on moins de naissanceset moins de décès en proportion du nombre des vivants.

Dans l’Angleterre, prise en masse, de 1780 à 1784, le nombre annueli des décès était de 1/40 de la population ; de 1804 à 1809, le nombre dest décès a été seulement de 1/53. Le nombre des naissances a dû diminueraussi par rapport a la population : ce qui indique une durée moyenne dela vie plus longue. A Londres, quoique la ville ait pris un accroissementextraordinaire, le nombre annuel des naissances et des décès à diminué :ce qui donne une indication pareille.

1 Nous devons donc blâmer la loi Papia Poppœa, qui proscrivait lesmariagesoù le conjoint avait plus de 60 ans et la conjointe plus de. 50 ; et blâmer encoreplus Filangieri qui l’admire.

En Turquie, le sultan remplit le sérail de ses frères de dames qui ne peuventplus avoir d’enfants, afir. que les douceurs du mariage ne soient pas accompa-gnées des inconvénients qui en sont la suite.

” Je n’en veux pour preuve que le broiement de la pierre dans la vessie, lesulfate de quinine, la gu/rison du croup, etc.