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HUITIÈME PARTIE. — CHAPITRE H.
bytères, et le casuel des prêtres, qui se compose du salaire attribué àplusieurs de leurs fonctions, n’y paraissent pas, non plus que les énormessuppléments votés par les localités, ou plutôt au nom des localités'.
Des législateurs parfaitement indépendants et pénétrés de la sainteté deleurs devoirs, ne craindraient point de rejeter les budgets qu’on leur pré-sente , toutes les fois qu’ils ne seraient pas fondés sur des dépenses évi-demment commandées par le bien général; toutes les fois qu’on négligeraitde leur donner toutes les garanties désirables contre les abus. Que lescréatures du pouvoir et les co-parlageanls dans les biens du public nesoient pas de cet avis ; qu’ils représentent cette mesure comme le boule-versement de l’État, tandis qu’elle n’est que la suspension de leurs hono-raires jusqu’à ce que leurs honoraires soient mieux mérités, rien n’estmoins surprenant; mais que les personnes qui ne prennent aucune part àce riche butin regardent cette utile fermeté comme une extrémité dan-gereuse, c’est une faiblesse lout-à-fait protectrice de la dissipation, de lacorruption, et complice de la perte des gouvernements. Les hommes quimanient le pouvoir ne sont en général contenus que par les institutions;et une institution qui ne se fait pas respecter n’est pas une institution vi-vante. O 11 craint que le gouvernement ne soit ébranlé s’il n’a pas de quoisatisfaire aux besoins de l’État, et l’on n’a rien de plus pressé que d’ypourvoir; c’est ainsi que Ton nourrit les abus qui exposent véritablementla tranquillité des nations. Si du temps de Louis XIV, un corps représen-tant les véritables intérêts de la France eût pu mettre un obstacle à sesguerres et à scs persécutions, la France ne fut pas tombée dans l’avilis-sement et la misère qui signalèrent la fin de ce règne théâtral, et le roi
lions par année, indépendamment de ce que paient les localités et les particu-liers. Elle a éprouvé, par l’effet de la révolution, un grand soulagement à cetégard; car elle payait pour les dimes seules 120 millions, dont 20 millions pourles frais de perception. Les biens-fonds du clergé et ses droits seigneuriauxs’élevaient, en outre, à 60 millions. Le casuel des prêtres et les droits payés aupape étaient plus considérables qu’ils ne le sont de nos jours. Cette contributionpayée à un prêtre étranger est un abus dont un bon gouvernement sait en gé-néral préserver sa nation.
' On fait payer aux départements et aux communes, sur les dépenses locales,des suppléments aux traitements des évêques, des loyers de presbytères, etc.,dont on ne connaît pas le montant.