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Tome II.
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HUITIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI.

mal. Il est une foule de petites industries qui marchent à l’aide de capi-taux qui n’ont jamais été réduits en sommes et soumis à des placements |formels. Quand le monopole du tabac n’existe pas, une multitude de pe-tits ménages élèvent des pieds de tabac autour de leurs cabanes. Quandl’impôt du sel l’autorise, mille ménages évaporent l’eau de mer dans leurmarmite, sans autre feu que celui de leur foyer, sans autre main-d’œuvreque celle de la famille. Dans un pays industrieux et peuplé, on est étonnéde la quantité de productions qui ont lieu sans un capital assignable, et,malgré cela, de la quantité de valeurs qui pourraient être employées re- •productivement et qui ne le sont pas. L’industrie manque à la production !peut-être aussi souvent que les capitaux à l’industrie ; j’entends à l’indus-trie véritable, qui crée avec les capitaux et ne les compromet pas.

Mais en supposant même, comme le font les partisans de l’économie ipolitique abstraite, que la production se proportionne toujours à l’étendue jdes capitaux, ils ne peuvent nier, du moins, que l’impôt n’oblige les ca- ipilalistes à retirer leurs fonds d’un emploi qu’ils jugeaient le meilleur, •puisqu’ils l’avaient préféré, pour les consacrer à un emploi moins avanta-geux ; et c’est précisément le tort qu’eux-mêmes reprochent au systèmeréglementaire, avec cette différence, qu’avec le système réglementaire, lefisc gagne au moins quelque chose par ses droits, tandis que, dans cecas-ci, il porte un préjudice sans rien recevoir.

Pour encourager la pêche de la baleine, le gouvernement anglais pro- 'hibe les huiles végétales que nous bridons en France dans les lampes àcourant d’air. Qu’en résulte-t-il? C’est qu’une de ces lampes, qui coûte àun Français 60 francs par année 1 , coûte 150 francs à un Auglais. C’est :pour favoriser la marine et multiplier les matelots, dit-on, que chaque bec ;de lampe coûte aux Anglais 90 francs de plus qu’en France. En ce cas, ;c’est multiplier les matelots par le moyen d’un commerce où l’on perd : il :vaudrait mieux les multiplier par un commerce lucratif. Et si le consom- Jmateur préfère se passer de cet éclairage plutôt que de faire cette dépense, Il’impôt coûte aux Anglais la satisfaction qui résulterait de celle consom-mation. Des deux façons le sacrifice est le même. j

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’ En supposant qu’elle soit allumée quatre heures par soirée, l’une portant jl’autre. On sait que c’est en précipitant au moyen de l’acide sulfurique le prin-cipe mucilagineux des huiles végétales, que l’on a fait la conquête de ce beléclairage.