Band 
Tome II.
Seite
474
JPEG-Download
 

HUITIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI11.

ili

débit-, et lorsqu’on a besoin d’avoir le détail d’une affaire trop sommaire-ment exprimée sur le grand livre, on revient au journal pour le consulter;et on le trouve facilement, car dans une des colonnes du grand livre ona soin de consigner le folio du journal dont l’article est tiré.

Ici se présente une difficulté. Un article entre au compte de marchan-dises générales pour le prix auquel il a été vendu ; mais ces deux prix,n’étant presque jamais les mêmes, ce compte ne peut pas, comme celui de:caisse, se balancer par appoint. Les sommes qui en sortent peuvent êtreplus ou moins fortes que les sommes qui y sont entrées. Cependant, il fautque tous les comptes se balancent par appoint ; car il faut que toutes les;personnes, réelles ou fictives, s’acquittent si elles doivent, comme il fautqu’elles soient payées, si elles sont créditrices. On solde donc le comptede marchandises tous les ans, tous les mois, toutes les semaines, si l’omveut; et, pour cet effet, on additionne les valeurs de toutes les marchan-dises qui s’y trouvent entrées, de toutes celles qui en sont ressorties. S’il!en reste en magasin, on les évalue au cours du jour, et l’on en porte le:montant au côté du crédit en un seul article, qui représente le produit,que donneraient ces marchandises, si l’on voulait les vendre et en dé-charger leur compte. Le résultat des additions faites d’un et d’autre côtédu compte montre le résultat de celle partie du commerce qui a rapportaux marchandises. S’il en est sorti sur le compte des marchandises pourune plus forte somme qu’il n’en est entré, on a gagné sur les marchan-dises. S’il en est sorti pour une moins forte somme, on a perdu. Mais com-ment solde-l-on la différence ?

On a un autre compte pour y consigner les profils et les pertes; et siles marchandises ont produit à la vente 10,000 francs, par exemple, au-delà de ce qu’elles ont coûté, on rédige ainsi l’article du journal destiné àsolder le compte des marchandises :

Marchandises générales doivent à profits et pertes,

Pour bénéfices réalisés sur ces marchandises , 10,000 francs.

En effet, on a confié au personnage fictif nommé marchandises géné-rales, non seulement les marchandises au prix qu’elles avaient à l'instantde l’achat, mais, en outre, les bénéfices résultant du prix qu’elles avaientau moment de la vente, puisqu’on a tenu compte à ce personnage fictifde la totalité du prix qu’on en a tiré. Il faut bien, dès lors, qu’il tiennecompte à son tour de ces bénéfices; et il en tient compte en les versant