DE LA COMPTABILITÉ COMMERCIALE.
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entre les mains d’un autre personnage fictif appelé profits et pertes ;lequel à son tour les répartit aux. associés suivant les proportions conve-nues entre eux.
Celle manière de tenir les comptes admet une foule de modificationsfavorables au bon ordre des affaires. Un négociant, par exemple, a dansson magasin, non seulement des marchandises qui lui appartiennent, maisil en a qui appartiennent à ses correspondants. Ceux-ci les ont consignéesentre ses mains, pour les vendre à leurs périls et risques. De là, des pro-priétés séparées, diverses, qui peuvent avoir une marche différente et con-duire à des résultats opposés, selon qu’elles ont été conduites avec plusou moins de jugement et de bonheur. C’est ce qu’il faut représenter parcomptes bien distincts.
J’ai fait, par exemple, un envoi au Brésil, et j’ai chargé mon correspon-dant, Morales, de m’envoyer en retour des colons; il exécute mes ordreset me remet une facture des colons qu’il m’a expédiés, montant, avec lesfrais, par supposition, à 25,000 francs. Je l’en crédite par le débit de mar-chandises générales ; c’est-à-dire que je décharge mon correspondant decelle valeur qu’il m’a transmise, et que j’en charge mon compte de mar-chandises générales qui va les recevoir. Mais, en même temps, ce mêmecorrespondant m’a expédié, pour son compte, des peaux de bœufs, présu-mant qu’elles se vendraient avec profil en Europe, où l’on use beaucoupde souliers. Son ballot entre aussi dans mon magasin ; mais il ne doit pasentrer dans le compte de mes marchandises, non plus que le produit dela vente que j’en fais en suivant ses intentions. Aussi, pour ces deux trans-missions différentes, il y a dans mon journal deux articles différents : lepremier ainsi conçu :
Marchandises générales doivent à Moralès de Bahia, pour mon compte,
Pour tant de balles de coton qu’il m’a expédiées, suivant la facture jointe àsa lettre de tel jour. 25,000 francs.
L’autre article ainsi conçu :
Caisse doit à Moralès de Bahia, pour son compte,
Pour tant de peaux de bœufs qu’il m’a consignées, et que j’ai vendues pourson compte, suivant le compte de vente que je lui en ai donné par ma lettre detel jour. tant.
Il y a donc'sur mon grand livre deux comptes pour Moralès : l’un des