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Tome II.
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HUITIÈME PARTIE. - CHAPITRE XVIII.

correspondant 9,000 francs de plus que je n’ai reçu pour son compte, ilme les doit à partir de ce jour-là.

Il me reste à vous expliquer, messieurs, ce que devient le solde ducompte d e profits et pertes, où nous avons renvoyé les soldes de tous lescomptes qui n’ont pu se solder par leurs propres moyens.

Ce compte m’offre à son débit toutes les sommes perdues, et à son crédittoutes les sommes gagnées durant l’espace qu’il embrasse. Ces deux côtésne se balancent presque jamais par appoint. Supposons qu’il y ait au créditun surplus, un solde qui représente l’excédant des bénéfices sur les pertes.Cet excédant a été confié au personnage fictif appelé comptes de profits etpertes-, comment son compte sera-il soldé? Si je suis seul propriétaire demon entreprise, on portera ce solde au crédit de mon compte de capital,au crédit du compte par lequel, en formant mon entreprise, j’ai mis uncapital quelconque au service de celte entreprise. En d’autres termes, moncapital se trouvera accru de ce que j’ai gagné; comme dans le cas contraireil se trouverait diminué de ce que j’aurais perdu.

Dans une entreprise où se trouvent plusieurs associés, l’acte de sociétéa dû régler d’avance dans quelle proportion seraient partagés les pertesou les bénéfices : on porte alors une, deux, ou trois, ou cinq de ces partsau crédit ou au débit des comptes particuliers de chaque associé. Chacunsait, par ce moyen, quels sont ses droits dans l’entreprise.

Après avoir, en différentes occasions, fourni des fonds à une entre-prise et en avoir retiré au besoin, après que chaque associé a eu son comptecrédité de ce qu’il a fourni et débité de ce qu’il a reçu, on voudra savoircomment chaque associé, au moment d’une liquidation, retirera sa partaccrue de ses bénéfices, ou diminuée de ses pertes : avec quels fonds sera-t-il payé de la portion qui lui revient ? — Avec les fonds détaillés dans l’in-ventaire de l’entreprise, tels qu’ils résultent de l’excédant de ce qui lui estdû sur ce qu’elle doit. Les soldes de comptes dus par les correspondantsne sont-ils pas exigibles à l’époque convenue par le règlement de chacun?Les marchandises encore en magasin, si elles ne sont pas évaluées au delàde leur valeur au comptant, ne répondent-elles pas de toute la somme pourlaquelle on les a portées au débit du compte de marchandises? Enfin, lacaisse ne renferme-t-elle pas les espèces du montant desquelles elle estdébitée? S’il y a eu des pertes à supporter à quelques-uns de ces égards,n’ont-elles pas dû être portées au débit du compte de profits et pertes, et,par conséquent, n’ont-elles pas dû réduire d’autant l’actif à partager?