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EXPOSITION DU SYSTEME DU MONDE.
lorsque le zénith n’en est éloigné que d’un angle égal à l’obliquitéde l’écliptique, le soleil ne se couche point au solstice d’été, il nese lève point au solstice d’hiver. Plus près du pôle encore, letemps de sa présence et celui de son absence sur l’horizon versles solstices, surpassent plusieurs jours et même plusieurs mois.Enfin, sous le pôle, l’horizon étant l’équateur même, le soleil esttoujours au-dessus, quand il est du même côté de l’équateur quele pôle : il est constamment au-dessous, quand il est de l’autrecôté de l’équateur; il n’y a donc qu’un jour et une nuit dansl’année.
Suivons plus particulièrement la marche du soleil. D’abord onobserve une inégalité dans les intervalles qui séparent les équi-noxes et les solstices : il s’écoule environ huit jours de plus, del’équinoxe du printemps à celui d’automne, que de ce dernieréquinoxe à celui du printemps ; le mouvement du soleil n’est doncpas uniforme. Des observations jirécises et multipliées ont faitconnaître qu’il est le jdus rapide dans un point de l’orbite solairesitué vers le solstice d’hiver, et qu’il est le plus lent dans le pointopposé de l’orbite, vers le solstice d’été. Le soleil décrit par jouri°, 1327 dans le premier point, et seulement i°,o 59 i dans lesecond : ainsi, pendant le cours de l’année, son mouvement jour-nalier varie, en plus et en moins, de trois cent trente-six dix-millièmes de sa valeur moyenne.
Cette variation produit, en s’accumulant, une inégalité très-sensible dans le mouvement du soleil. Pour en déterminer la loi,et généralement pour avoir celles de toutes les inégalités pério-diques, on peut considérer que les sinus et les cosinus des angles,redevenant les mêmes à chaque circonférence dont ces anglesaugmentent, ils sont propres à représenter ces inégalités. Enexprimant donc de cette manière toutes les inégalités des mouve-ments célestes, il n’y a de difficulté qu’à les démêler entre elleset à déterminer les angles dont elles dépendent. L’inégalité que