LIVRE PREMIER.
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nous considérons, se rétablissant à chaque révolution solaire, ilest naturel de la faire dépendre du mouvement du soleil, et deses multiples. On trouve ainsi qu’en l’exprimant dans une sériede sinus dépendants de ce mouvement, elle se réduit à fort peuprès à deux termes, dont le premier est proportionnel au sinus dela distance moyenne angulaire du soleil, au point de son orbiteoù sa vitesse est la plus grande, et dont le second, environ quatre-vingt-quinze fois moindre que le premier, est proportionnel ausinus du double de cette distance.
Les mesures du diamètre apparent de cet astre nous prom entque sa distance à la terre est variable comme sa vitesse angulaire.Ce diamètre augmente et diminue suivant la même loi que cettevitesse, mais dans un rapport deux fois moindre. Lorsque la vitesseest la plus grande, ce diamètre est de 6o35",8; on ne l’observeque de 5836",3 lorsque cette vitesse est la plus petite; ainsi sagrandeur moyenne est de 5936".
La distance du soleil à la terre étant réciproque à son diamètreapparent, son accroissement suit la même loi que la diminutionde ce diamètre. On nomme périgée le point de l’orbite où lesoleil est le plus près de la terre; et apogée, le point opposé oùcet astre en est le plus éloigné. C’est dans le premier de ces pointsque le soleil a le plus grand diamètre apparent et la plus grandevitesse : dans le second point, son diamètre apparent et sa vitessesont à leur minimum.
Il suffit, pour diminuer le mouvement apparent du soleil, del’éloigner de la terre. Mais si cette cause produisait seule la varia-tion du mouvement solaire, et si la vitesse réelle du soleil étaitconstante, sa vitesse apparente diminuerait dans le même rapportque son diamètre apparent. Elle diminue dans un rapport deuxfois plus grand ; il y a donc un ralentissement réel dans le mou-vement de cet astre lorsqu’il s’éloigne de la terre. Par l’effetcomposé de ce ralentissement et de l’augmentation de la distance,
TOME VI.