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EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.
son mouvement angulaire diminue comme le carré de la distanceaugmente, en sorte que son produit par ce carré est à fort peuprès constant. Toutes les mesures du diamètre apparent du soleil,comparées aux observations de son mouvement journalier, con-firment ce résultat.
Imaginons par les centres du soleil et de la terre une droiteque nous nommerons rayon vecteur du soleil : il est facile de voirque le petit secteur ou faire tracée, dans un jour, par ce rayonautour de la terre, est proportionnelle au produit du carré de cerayon, par le mouvement journalier apparent du soleil. Ainsi,cette aire est constante, et faire entière tracée par le rayon vec-teur, à partir d’un rayon fixe, croît comme le nombre des joursécoulés depuis l’époque où le soleil était sur ce dernier rayon;les aires décrites par son rayon vecteur sont donc proportionnelles autemps. Un rapport aussi simple entre le mouvement du soleil et sadistance à la terre doit être admis comme une loi fondamentalede sa théorie, du moins jusqu’à ce que les observations nousobligent de le modifier.
Si, d’après les données précédentes, on marque de jour en jourla position et la longueur du rayon vecteur de l’orbe solaire, etque l’on fasse passer une courbe par les extrémités de tous cesrayons, on verra que cette courbe est un peu allongée dans lesens de la droite qui, passant par le centre de la terre, joint lespoints de la plus grande et de la plus petite distance du soleil. Saressemblance avec l’ellipse ayant fait naître la pensée de les com-parer entre elles, on a reconnu leur identité; d’où l’on a concluque f orbe solaire est une ellipse dont le centre de la terre occupe un desfoyers.
L’ellipse est une de ces courbes fameuses, dans la géométrieancienne et moderne, sous le nom de sections coniques. Il est facilede la décrire, en fixant à deux points invariables, que l’on appellefoyers, les extrémités d’un fil tendu sur un plan par une pointe