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Tome sixième.
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LIVRE PREMIER.

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plus on imagine, par le même centre, un second plan parallèleà celui de l’écliptique, et un troisième jjlan qui soit celui de l’orbelunaire, en faisant abstraction des inégalités périodiques de soninclinaison et des nœuds; ces trois plans ont constamment uneintersection commune; le second, situé entre les deux autres,forme avec le premier un angle d’environ i°,b7, et avec le troi-sième un angle de 5 °,ji 55 . Ainsi les intersections de l’équateurlunaire avec l’écliptique, ou ses nœuds, coïncident toujours avecles nœuds moyens de l’orbe lunaire, et comme eux ils ont unmouvement rétrograde, dont la période est de 6793^,39108. Danscet intervalle, les deux pôles de l’équateur et de l’orbe lunaire dé-crivent de petits cercles parallèles à l’écliptique, en comprenantson pôle entre eux, de manière que ces trois pôles soient constam-ment sur un grand cercle de la sphère céleste.

Des montagnes d’une grande hauteur s’élèvent à la surface dela lune; leurs ombres projetées sur les plaines y forment des tachesqui varient avec la position du soleil. Aux bords de la partieéclairée du disque lunaire, les montagnes se présentent sous laforme d’une dentelure qui s’étend au delà de la ligne de lumière,d’une quantité dont la mesure a fait connaître que leur hauteurest au moins de trois mille mètres. On reconnaît par la directiondes ombres, que la surface de la lune est parsemée de profondescavités semblables aux bassins de nos mers. Enfin, cette surfaceparaît offrir des traces d’éruptions volcaniques ; la formation denouvelles taches et des étincelles observées plusieurs fois danssa partie obscure, semblent même y indiquer des volcans enactivité.

TOME VI.

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