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Tome sixième.
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LIVRE PREMIER.

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iniques, dont la précision n’est point augmentée par le peu d’éloi-gnement des observateurs.

Les éclipses des satellites de Jupiter , qui se renouvellent fré-quemment, offriraient au navigateur un moyen facile de connaîtresa longitude, s’il pouvait les observer à la mer; mais les tentativesque l’on a faites pour surmonter les difficultés qu’opposent à cegenre d’observations les mouvements du vaisseau, ont été jusqu’àprésent infructueuses. La navigation et la géographie ont cepen-dant retiré de grands avantages de ces éclipses, et surtout de cellesdu premier satellite, dont on peut observer avec précision lecommencement ou la fin. Le navigateur les emploie avec succèsdans ses relâches : il a besoin, à la vérité, de connaître l’heure àlaquelle la même éclipse qu’il observe serait vue sous un méridienconnu, puisque la différence des heures que l’on compte sousles méridiens est ce qui détermine la différence de leurs longi-tudes. Mais les tables du premier satellite de Jupiter , considéra-blement perfectionnées de nos jours, donnent, pour le méridiende Paris , les instants de ses éclipses avec une précision presqueégale à celle des observations mêmes.

L’extrême difficulté d’observer sur mer ces éclipses a forcé derecourir aux autres phénomènes célestes, parmi lesquels le mou-vement de la lune est le seul qui puisse servir à la déterminationdes longitudes terrestres. La position de la lune, telle qu’on l’ob-serverait du centre de la terre, peut aisément se conclure de lamesure de ses distances angulaires au soleil et aux étoiles : lestables de son mouvement donnent ensuite l’heure que l’on comptesous le premier méridien lorsqu’on y observe la même position;et le navigateur, en la comparant à l’heure qu’il compte sur levaisseau au moment de son observation, détermine sa longitudepar la différence de ces heures.

Pour apprécier l’exactitude de cette méthode, on doit consi-dérer qu’en vertu de l’erreur de l’observation, le lieu de la lune