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EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.
que ses oscillations doivent être plus lentes dans les lieux où lapesanteur est moindre. Cet instrument, dont l’application aux hor-loges a été l’une des principales causes des progrès de l’astrono-mie moderne et de la géographie, consiste dans un corps sus-pendu à l’extrémité d’un fd ou d’une verge mobile autour d’unpoint fixe placé à l’autre extrémité. On écarte un peu l’instrumentde sa situation verticale : en l’abandonnant ensuite à l’action dela pesanteur, il fait de petites oscillations qui sont à très-peu prèsde la même durée, malgré la différence des arcs décrits. Celtedurée dépend de la grandeur et de la figure du corps suspendu,de la masse et de la longueur de la verge; mais les géomètres onttrouvé des règles générales pour déterminer par l’observation desoscillations d’un pendule composé, de figure quelconque, la lon-gueur d’un pendule dont les oscillations auraient une durée con-nue, et dans lequel la masse de la verge serait supposée nulle parrapport à celle du corps considéré comme un point infinimentdense. C’est à ce pendule idéal, nommé pendule simple, que l’on arapporté toutes les expériences du pendule faites dans diverslieux de la terre.
Ricber envoyé, en 1672, à Cayenne, par l’Académie des sciences ,pour y faire des observations astronomiques, trouva que son hor-loge, réglée à Paris sur le temps moyen, retardait, chaque jour,à Cayenne , d’une quantité sensible. Cette intéressante observationdonna la première preuve directe de la diminution de la pesan-teur à l’équateur. Elle a été répétée avec beaucoup de soin dansun grand nombre de lieux, en tenant compte de la résistance del’air et de la température. 11 résulte de toutes les mesures obser-vées du pendule à secondes, qu’il augmente de l’équateur auxpôles.
En prenant pour unité la longueur du pendule qui fait, à l’Ob-servatoire de Paris , cent mille oscillations par jour, on a trouvésa longueur égale à 0,99669 à l’équateur, au niveau des mers,