LIVRE PREMIER.
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Ptoiémée avait fait passer son premier méridien parles Canaries ,comme étant la limite occidentale des pays alors connus. Cetteraison de préférence ne subsiste plus depuis la découverte del’Amérique . Mais l’une de ces îles nous offre un des points les plusremarquables de la terre, par sa hauteur et par son isolement, lesommet du pic de Ténériffe . On pourrait prendre, avec les Hol-landais, son méridien pour origine des longitudes terrestres, endéterminant, par un très-grand nombre d’observations astrono-miques, sa position relativement aux principaux observatoires.Mais, soit que l’on convienne ou non d’un méridien commun,il sera utile aux siècles à venir de connaître leur position avecexactitude, par rapport au sommet de quelques montagnes tou-jours reconnaissables par leur hauteur et leur solidité, telles quele Mont-Blanc , qui domine la charpente immense et inaltérablede la chaîne des Alpes .
Un phénomène très-remarquable, dont nous devons la connais-sance aux voyages astronomiques, est la variation de la pesanteur àla surface de la terre. Cette force singulière anime, dans le memelieu, tous les corps proportionnellement à leurs masses, et tendà leur imprimer, dans le même temps, des vitesses égales. Il estimpossible, au moyen d’une balance, de reconnaître ses varia-tions, puisqu’elles affectent également le corps que l’on pèse et lepoids auquel on le compare ; mais on peut les déterminer en com-parant ce poids à une force constante telle que le ressort de l’airà la même température. Ainsi, en transportant dans divers lieuxun manomètre rempli d’un volume d’air dont la tension élève unecolonne de mercure dans un tube intérieur, il est visible que lepoids de cette colonne devant toujours faire équilibre au ressortde cet air, sa hauteur, lorsque la température sera la même, seraréciproque à la force de la pesanteur dont elle indiquera consé-quemment les variations. Les observations du pendule ollrentencore un moyen très-précis pour les déterminer, car il est clair