LIVRE PREMIER.
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CHAPITRE XY1.
DE L’ATMOSPHÈRE TERRESTRE ET DES RECRACHONS ASTRONOMIQUES.
Ln Unifie élastique rare et transparent enveloppe la terre ets’élève à une grande hauteur. Il pèse comme tous les corps, et sonpoids fait équilibre à celui du mercure dans le baromètre. Sur leparallèle de cinquante degrés, à la température de la glace fon-dante, et à la moyenne hauteur du baromètre au niveau des mers,hauteur qui peut être supposée de o"',76, le poids de l’air est àcelui d’un pareil volume de mercure, dans le rapport de l’unitéà 10/177,9; d'où il suit qu’en s’élevant alors de io m , 4779 , l iau_teur du baromètre s’abaisserait cà très-peu près d’un millimètre;et que, si la densité de l’atmosphère était partout la même, sahauteur serait de 7963 mètres. Mais l’air est compressible : sa tem-pérature étant supposée constante, sa densité, suivant une loigénérale des gaz et des fluides en vapeurs, est proportionnelle aupoids qui le comprime, et, par conséquent, à la hauteur du ba-romètre. Ses couches inférieures, comprimées par les couchessupérieures, sont donc plus denses que celles-ci, qui deviennentde plus en plus rares, à mesure que l’on s’élève au-dessus de laterre. Leur hauteur croissant en progression arithmétique, leurdensité diminuerait en progression géométrique, si elles avaienttoutes la même température. Pour le faire voir, concevons un canalvertical traversant deux couches atmosphériques infiniment voi-sines. La partie de la couche la plus élevée, que renferme le canal,sera moins comprimée que la partie correspondante de la couchela plus basse, d’une quantité égale au poids de la petite colonned’air interceptée entre ces deux parties. La température étant
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TOME VI.