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Tome sixième.
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LIVRE PREMIER.

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suppose la hauteur de l'atmosphère égale à un centième du rayonterrestre, comme on l’a conclu de la durée du crépuscule; et ilest très-vraisemblable cpie l’atmosphère nous renvoie encore desrayons sensibles à de plus grandes hauteurs. On voit donc quele soleil éclaire, dans ses éclipses, la plus grande partie de l’at-mosphère qui est au-dessus de l’horizon. Mais elle n’est éclairéeque par une portion du disque solaire, croissant à mesure queles molécules atmosphériques s’éloignent du zénith; dans ce cas,les rayons solaires traversant une plus grande étendue de l’atmos-phère pour arriver du soleil à ces molécules, et de là revenir, parla réflexion, à l’observateur, ils sont assez affaiblis pour laisserapercevoir les étoiles de première et de seconde grandeur. Leurteinte, participant du bleu de ciel et de la rougeur du crépuscule,répand sur tous les objets une couleur sombre qui, jointe à ladisparition subite du soleil, remplit les animaux de frayeur.

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