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Tome sixième.
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LIVRE DEUXIÈME.

diffère en ce que les astres ont la même position que le soleil surla première circonférence, au lieu que, sur la seconde, ils sontmoins avancés que lui de cent degrés. C’est par là que l’on peutdistinguer ces deux mouvements, et que l’on s’est assuré que lepremier est au moins extrêmement petit, l’immense distance oùnous sommes des étoiles rendant presque insensible l’angle quesoutend le diamètre de l’orbe terrestre vu de cette distance.

L’axe du monde n’étant que le prolongement de l’axe de rota-tion de la terre, on doit rapporter à ce dernier axe le mouvementdes pôles de l’équateur céleste indiqué par les phénomènes de laprécession et de la nutation, exposés dans le chapitre xm dupremier livre. Ainsi, en même temps que la terre se meut surelle-même et autour du soleil, son axe de rotation se meut très-lentement autour des pôles de l’écliptique, en faisant de très-pe-tites oscillations dont la période est la même que celle du mou-vement des nœuds de l’orbe lunaire. Au reste, ce mouvementn’est point particulier à la terre; car on a vu, dans le chapitre ivdu premier livre, que l’axe de la lune se meut dans la même pé-riode autour des pôles de l’écliptique.

TOME VI.

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