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LIVRE QUATRIEME.
des maxima et minima des marées sur les instants des syzygies etdes quadratures, à l’inertie des eaux de la mer, et peut-être, ajoute-1 -il, une partie de ce retard dépend du temps que l’action de lalune emploie à parvenir à la terre. Mais j’ai reconnu que l’attrac-tion universelle se transmet entre les corps célestes avec une vitessequi, si elle n’est pas infinie, surpasse plusieurs millions de fois lavitesse de la lumière; et l’on sait que la lumière de la lune par-vient en moins de deux secondes à la terre.
D’Alembert, dans son Traité sur la cause généraledes vents, quiremporta, en 1746, le prix proposé sur cet objet par l’Académiedes sciences de Prusse, considéra les oscillations de l’atmosphère,produites par les attractions du soleil et de la lune. En supposantla terre privée de son mouvement de rotation, dont il jugeait laconsidération inutile dans ces recherches, et supposant 1 atmos-phère partout également dense et soumise à l’attraction d’un astreen repos, il détermina les oscillations de ce fluide. Mais lorsqu’ilvoulut traiter le cas où l’astre est en mouvement, la difficulté duproblème le força de recourir, pour le simplifier, à des hypothèsesprécaires dont les résultats ne peuvent pas même être considéréscomme des approximations. Ses formules donnent un vent cons-tant d’orient en occident, mais dont l’expression dépend de l’étatinitial de l’atmosphère; or les quantités dépendantes de cet étatont dû disparaître depuis longtemps, par toutes les causes quirétabliraient l’équilibre de l’atmosphère, si l’action des astresvenait à cesser ; on ne peut donc pas expliquer ainsi les ventsalisés. Le traité de d’Alembert est remarquable par les solutionsde quelques problèmes sur le calcul intégral aux diftérences par-tielles, solutions dont il fit, un an après, l’application la plusheureuse au mouvement des cordes vibrantes.
Le mouvement des fluides qui recouv rent les planètes était doncun sujet presque entièrement neuf, lorsque j’entrepris, en 1772,de le traiter. Aidé par les découvertes que l’on venait de faire sur