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Tome sixième.
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LIVRE QUATRIÈME.

celle influence, parce qu’au lieu (le considérer un grand ensembled’observations, ils s’étaient attachés à quelques observations isoléesoù la mer, par l’eflet de causes accidentelles, s’était élevée à unegrande hauteur vers les solstices. Mais l’application la plus simpledu calcul des probabilités aux résultats de M. Bouvard sulïitpourvoir que la probabilité de l’influence de la déclinaison des astresest immense et bien supérieure à celle d’un grand nombre defaits, sur lesquels on ne se permet aucun doute.

On a conclu des variations des marées près de leurs maxima etde leurs minwia, l’intervalle dont ces maxima et ces minima suiventles syzygies et les quadratures, et l’on a trouvé cet intervalle d’unjour et demi à fort peu près, ce qui est parfaitement d’accord avecce que les observations anciennes m’ont donné dans le quatrièmelivre de la Mécanique céleste. Le même accord a lieu relativementaux grandeurs de ces maxima et de ces minima, et par rapport auxvariations des hauteurs des marées à partir de ces points, en sorteque la nature, après un siècle, s’est retrouvée conforme a elle-même. L’intervalle dont je viens de parler dépend des constantesrenfermées sous les signes cosinus dans les expressions des deuxflux principaux, dus aux actions du soleil et de la lune. Les cons-tantes correspondantes de l’expression des forces sont différem-ment modifiées par les circonstances accessoires : au moment dela syzygie, le flux lunaire précède le flux solaire, et ce n est qu unjour et demi après, que le flux lunaire retardant chaque jour surle flux solaire, ces deux flux coïncident et produisent ainsi lemaximum des marées. On se formera une idée juste du retard desplus hautes marées sur l’instant de la syzygie, si l’on conçoit dansle plan d’un méridien un canal, à l’embouchure duquel la plushaute marée arrive au moment de la syzygie, et emploie un jouret demi à parvenir au port situé à l’extrémité de ce canal. Unemodification semblable a lieu dans les constantes qui multiplientles cosinus, et il en résulte un accroissement dans l’action des