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Tome sixième.
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LIVRE QUATRIÈME.

s'avançant vers l’équateur, tourner plus lentement que les partiescorrespondantes de la terre, et les corps placés à la surface ter-restre doivent le frapper avec l’excès de leur vitesse et en éprouverpar sa réaction une résistance contraire à leur mouvement de rota-tion. Ainsi, pour l’observateur qui se croit immobile, l’air paraîtsouiller dans un sens opposé à celui de la rotation de la terre,c’est-à-dire, d’orient en occident : c’est en effet la direction desvents alisés.

Si l’on considère toutes les causes qui troublent l’équilibre del’atmosphère, sa grande mobilité due à sa fluidité et à son ressort,l'influence du froid et de la chaleur sur son élasticité, l’immensequantité de vapeurs dont elle se charge et se décharge alternati-vement, enfin les changements que la rotation de la terre produitdans la vitesse relative de ses molécules par cela seul quelles sedéplacent dans le sens des méridiens, on ne sera point étonné dela variété de ses mouvements, qu’il sera très-dilficile d’assujettir àdes lois certaines.