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EXPOSITION DU SYSTEME DU MONDE.
accord remarquable ne permet pas de douter de l’authenticité deces observations.
L’incendie des livres chinois, ordonné par l’empereur Chi-hoanti vers l’an 2i3 avant notre ère, fit disparaître les vestigesdes anciennes méthodes du calcul des éclipses et beaucoup d’ob-servations intéressantes; pour en retrouver qui puissent être utilesà l’astronomie, il faut descendre d’environ quatre siècles depuisTcheou-kong, et se transporter en Chaldée. Ptolémée nous en atransmis plusieurs : les plus anciennes sont trois éclipses de lune,observées à Babylone dans les années 719 et 720 avant notre ère,et dont il a fait usage pour déterminer les mouvements de la lune.Sans doute Hipparque et lui n’en avaient point de plus anciennes,qui fussent assez précises pour servir à ces déterminations, dontl’exactitude est en raison de l’intervalle qui sépare les observationsextrêmes. Cette considération doit diminuer nos regrets de la pertedes observations chaldéennes qu’Aristote , si l’on en croit Porphyrecité par Simplicius, se fit communiquer par l’entremise de Callis-thène , et qui remontaient jusqu’à dix-neuf siècles avant Alexandre.Mais les Chaldéens n’ont pu découvrir que par une longue suited’observations la période de 6585 jours ÿ, pendant lesquels lalune fait 2 23 révolutions à l’égard du soleil, 2.39 révolutions ano-malistiques et 241 révolutions par rapport à ses nœuds. Ils ajou-taient de la circonférence pour avoir le mouvement sidéral dusoleil dans cet intervalle, ce qui suppose l’année sidérale de365 jours ÿ. Ptolémée , en rapportant cette période, l’attribue auxplus anciens mathématiciens; mais l’astronome Géminus , contem-porain de Sylla, désigne les Chaldéens comme inventeurs de cettepériode, et il explique la manière dont ils en ont conclu le mou-vement diurne de la lune, et la méthode par laquelle ils calcu-laient l’anomalie lunaire. Son témoignage ne doit laisser aucundoute, si l’on considère que le saros chaldéen, de 2 2 3 mois lunaires,qui ramène la lune à la même position à l’égard de ses nœuds, de