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Tome sixième.
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khk EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.

tels que le flux et reflux de la mer, la précession des équinoxes etla libration de la lune. Enfin, je mets dans la troisième classeles phénomènes dépendants de l’action des molécules des corpsattirants, sur les centres des corps attirés, et sur leurs propresmolécules. Les deux inégalités lunaires dues à l’aplatissement dela terre, les mouvements des orbes des satellites de Jupiter et deSaturne , la figure de la terre et la variation de la pesanteur à sasurface, sont des phénomènes de ce genre. Les géomètres qui,pour expliquer la gravité, entouraient d’un tourbillon chaquecorps céleste, pouvaient admettre les théories newtoniennes rela-tives aux phénomènes des deux premières classes; mais ils devaientrejeter, comme le fit lluygens, les théories des phénomènes de latroisième classe, fondées sur l’action des molécules des corps atti-rants. L’accord parfait de ces théories avec toutes les observationsne doit maintenant laisser aucun doute sur l’attraction de moléculeà molécule. La loi de l’attraction réciproque au carré de la dis-tance est celle des émanations qui partent d’un centre. Elle paraîtêtre la loi de toutes les forces dont faction se fait apercevoir àdes distances sensibles, comme on l’a reconnu dans les forcesélectriques et magnétiques. Ainsi cette loi, répondant exactementà tous les phénomènes, doit être regardée, par sa simplicité etpar sa généralité, comme rigoureuse. Une de ses propriétés re-marquables est que, si les dimensions de tous les corps de l’uni-vers, leurs distances mutuelles et leurs vitesses venaient à croîtreou à diminuer proportionnellement, ils décriraient des courbesentièrement semblables à celles qu’ils décrivent; en sorte quel’univers, réduit ainsi successivement jusqu’au plus petit espaceimaginable, offrirait toujours les mêmes apparences à ses obser-vateurs. Ces apparences sont par conséquent indépendantes desdimensions de l’univers, comme en vertu de la loi de proportion-nalité de la force à la vitesse elles sont indépendantes du mou-vement absolu qu’il peut avoir dans l’espace. La simplicité des