LXXVI
INTRODUCTION.
buleuse était de plus en plus diffuse, le noyau étant de moins enmoins lumineux et dense. On arrive ainsi, en remontant aussiloin qu’il est possible, à une nébulosité tellement diffuse, quel’on pourrait à peine en soupçonner l’existence.
Tel est, en effet, le premier état des nébuleuses que Herschela observées avec un soin particulier, au moyen de ses puissantstélescopes, et dans lesquelles il a suivi les progrès de la conden-sation, non sur une seule, ces progrès ne pouvant devenir sen-sibles pour nous qu’après des siècles, mais sur leur ensemble; àpeu près comme on peut, dans une vaste forêt, suivre l’accrois-sement des arbres sur les individus de divers âges quelle enferme.11 a d’abord observé la matière nébuleuse répandue en amas diversdans les différentes parties du ciel, dont elle occupe une grandeétendue. Il a vu dans quelques-uns de ces amas, cette matièrefaiblement condensée autour d’un ou plusieurs noyaux peu bril-lants. Dans d’autres nébuleuses, ces noyaux brillent davantagerelativement à la nébulosité qui les environne. Les atmosphèresde chaque noyau, venant à se séparer par une condensation ulté-rieure, il en résulte des nébuleuses multiples formées de noyauxbrillants très-voisins et environnés, chacun, d’une atmosphère:quelquefois la matière nébuleuse, en se condensant d’une manièreuniforme, a produit les nébuleuses que l’on nomme planétaires.Enfin, un plus grand degré de condensation transforme toutes cesnébuleuses en étoiles. Les nébuleuses, classées d’après cette vuephilosophique, indiquent avec une extrême vraisemblance leurtransformation future en étoiles, et l’état antérieur de nébulositédes étoiles existantes. Les considérations suivantes viennent à 1 ap-pui des preuves tirées de ces analogies.
Depuis longtemps la disposition particulière de quelquesétoiles visibles à la vue simple a frappé des observateurs philo-sophes. Mitchel a déjà remarqué combien il est peu probable queles étoiles des Pléiades, par exemple, aient été resserrées dans