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INTRODUCTION.
tions laites un siècle auparavant. Elles s’accordent également bienavec la loi générale de la pesanteur, à laquelle on eût pu remon-ter par leur seul moyen.
La théorie des marées, que j’ai donnée d’après cette loi, dansle quatrième livre de la Mécanique céleste, repose sur un prin-cipe de dynamique qui la rend très-simple et indépendante descirconstances locales du port, circonstances trop compliquéespour qu’il soit possible de les soumettre au calcul. Au moyen dece principe, elles entrent comme arbitraires dans les résultats del’analyse, qui doivent ainsi représenter les observations, si la gra-vitation universelle est en effet la véritable cause du flux et dureflux de la mer. Voici quel est ce principe, qui peut s’appliquerà beaucoup d’autres phénomènes : l’état d’un système de corps danslequel les conditions primitives du mouvement ont disparu, par les ré-sistances qu’il éprouve, est périodique comme les forces qui l’animent. Enréunissant ce principe à celui de la coexistence des oscillationstrès-petites, je suis parvenu à une expression de la hauteur desmarées, dont les arbitraires comprennent l’effet des circonstanceslocales du port. Les nombreuses variétés des marées et les modi-fications qu’elles reçoivent de ces circonstances sont toutes repré-sentées par cette expression avec une singulière exactitude. L’unede ces modifications les plus remarquables est le retard d’unjour et demi, des plus grandes et des plus petites marées, sur lesinstants des syzygies et des quadratures. L’expression dont ils’agit fait voir qu’il dépend de la rapidité du mouvement del’astre qui agit sur l’Océan, combiné avec les circonstances lo-cales; et que la même cause produit à Brest un accroissementdans le rapport des actions du soleil et de la lune. L analysefournit divers moyens pour déterminer cet accroissement parles observations, qui le donnent égal à un huitième à peu près duvrai rapport.
L’action du soleil et de la lune produit sans doute dans notre