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Tome septième.
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LXXXIII
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INTRODUCTION.

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atmosphère, qu’elle traverse pour arriver à l’Océan, des oscilla-tions analogues à celles du flux et du reflux ; mais elles sont très-faibles, et, pour les démêler au milieu des mouvements de l’at-mosphère, il faudra une longue suite d’observations faites avecd'excellents baromètres, principalement à l’équateur, où les chan-gements irréguliers de l’atmosphère sont peu considérables.

Le principe qui sert de base à ma théorie des marées peut,en le généralisant, s’étendre à tous les effets du hasard auquel sejoignent des causes variables, suivant des lois régulières. L’actionde ces causes produit, dans les résultats d’un grand nombre d’ef-fets, des variétés qui suivent les mêmes lois et que l’on peutreconnaître par l’analyse des probabilités. A mesure que les effetsse multiplient, ces variétés se manifestent avec une probabilitétoujours croissante, et qui se confondrait avec la certitude, si lenombre des effets était infini. Ce théorème est analogue à celuique j’ai développé précédemment sur faction des causes cons-tantes. Toutes les fois donc que nous voyons qu’une cause dontla marche est régulière peut influer sur un genre d’événements,nous pouvons chercher à reconnaître son influence en multi-pliant les observations; et, quand cette influence paraît se mani-fester, l’analyse des probabilités détermine la probabilité de sonexistence et celle de son intensité. Ainsi la variation de la tempé-rature du jour à la nuit, pouvant modifier la pression de l’atmos-phère, et, par conséquent, les hauteurs du baromètre, il estnaturel de penser que des observations multipliées de ces hau-teurs doivent manifester l’influence de la chaleur solaire. Eneffet, on a depuis longtemps reconnu à l’équateur, où celte in-fluence paraît être la plus grande, une petite variation diurne dubaromètre, dont le maximum a lieu vers neuf heures du matin, etle minimum vers quatre heures du soir. Un second maximum alieu vers onze heures du soir, et le second minimum vers quatreheures du matin. Les oscillations de la nuit sont moindres que