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Tome septième.
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XCIX
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INTRODUCTION.

XCIX

uae probabilité; si, par exemple, ce fait est la sortie du n° 2 d’uneurne qui en renferme un nombre fini, et dont il est certain qu’ona extrait un seul numéro; ce que la chaîne traditionnelle ajouteà cette probabilité décroît suivant un produit continu, dont lepremier facteur est le rapport du nombre des numéros de l’urnemoins un, à ce même nombre; et dont chaque autre facteur estla véracité de chaque témoin, diminuée du rapport de la probabi-lité de son mensonge, au nombre de numéros de l’urne moins un;en sorte que la limite de la probabilité du fait est celle de ce faitconsidéré à priori ou indépendamment des témoignages, probabi-lité égale à l’unité divisée par le nombre des numéros de l’urne.

L’action du temps affaiblit donc sans cesse la probabilité deslaits historiques, comme elle altère les monuments les plus du-rables. On peut, à la vérité, la ralentir en multipliant et conservantles témoignages et les monuments qui les étayent. L’imprimerieoffre pour cet objet un grand moyen, malheureusement inconnudes anciens. Malgré les avantages infinis qu’elle procure, les révo-lutions physiques et morales dont la surface de ce globe sera tou-jours agitée finiront, en se joignant à l’effet inévitable du temps,par rendre douteux, après des milliers d’années, les faits histo-riques aujourd’hui les plus certains.

Craig a essayé de soumettre au calcul l’affaiblissement gradueldes preuves de la religion chrétienne : en supposant que le mondedoit finir à l’époque où elle cessera d’être probable, il trouve quecela doit arriver 1 454 ans après le moment où il écrit. Mais sonanalyse est aussi fautive que son hypothèse sur la durée dumonde est bizarre.

Des choix et des décisions des assemblées.

La probabilité des décisions d’une assemblée dépend de la plu-ralité des voix, des lumières et de l’impartialité des membres qui