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Tome septième.
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CI.

INTRODUCTION.

u de la conviction, si les sens nous portent à croire le contraire.«Il faut donc faire marcher nos deux pièces ensemble; l’esprit,

« par les raisons qu’il suffit d’avoir vues une fois en sa vie; et les« sens, par la coutume, et en ne leur permettant pas de s’incliner« au contraire. »

Le moyen que Pascal propose pour la conversion d’un incré-dule peut être employé avec succès pour détruire un préjugéreçu dès l’enfance et enraciné par l’habitude. Ces sortes de pré-jugés naissent souvent delà plus faible cause dans les imaginationsactives. Qu’une personne attachant au mot gauche une idée demalheur fasse journellement de la main droite une chose quel’on puisse exécuter indifféremment de l’une ou de l’autre main;cette habitude peut accroître la répugnance à se servir pour cela dela main gauche, au point de rendre la raison impuissante contrece préjugé. Il est naturel de croire qu’Auguste, doué d’une raisonsupérieure à tant d’égards, s’est reproché quelquefois sa faiblessede n’oser se mettre en route le lendemain d’un jour de foire, etqu’il a voulu la surmonter. Mais au moment d’entreprendre unvovage dans l’un de ces jours réputés malheureux, il a pu se direque le plus sûr était de le différer, augmentant ainsi sa répugnancepar l’habitude d’y céder. La répétition fréquente d’actes contrairesà ces préjugés doit, à la longue, les affaiblir et les faire entière-ment disparaître.

L’attachement que l’on porte aux personnes qu’on a souventobligées découle du principe que nous venons de développer. Larépétition'fréquente d’actes en leur faveur accroît et fait mêmenaître quelquefois le sentiment dont ils sont la suite naturelle.Les actes que le goût d’une chose nous fait exécuter fréquem-ment augmentent l’intensité de ce goût, et le transforment sou-vent en passion.

On voit, par ce qui précède, combien notre croyance dépendde nos habitudes. Accoutumés à juger et à nous conduire d’après