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Tome I.
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sur la Suisse. 8x

íkvoìent que défigurer Cicéron , s’élèverentcontre lui. Toute l’ítalie se souleva. Scaliger letraita d’ivrogne. On trouvoit impie, de conseillerà chacun d’écrire dans la langue de son pays,& de la perfectionner. François I, dans le des-sein de fonder un Collège pour les Langues sa-vantes , voulut l’attirer à Paris , & chargea Budé,ami d’Erasme, de l'y inviter. 11 s’y refusa, parcsque cetoit encourir la haine des Théologiens ,què de contribuer à rétablissement d’un Collège,,où Ton enseigneroit le Grec & I’Hébreu.

II voyageoit à la manière des PhilosophesGrecs , & il y étoit contraint. Les livres n éíoientpas communs. Les grandes bibliothèques étoientrares; on alloit chercher dans ces dépôts, lefonds des connoissances humaines, & on perdoitson tems à compiler , à commenter ; & , fi l’onosoit penser, ce n’étoit qu’après s’être étayé furquarante Auteurs anciens , & après avoir remplises feuilles de citations nombreuses. On croyoitqu’il n’étoit pas permis d’enfanter une pensée;•c’étoit un avorton, fi elle n’avoit un air de fa-mille avec un Grec ou un Latin,

Erasme étoit en Italie en î 50 Ó, lorsque Jules lîassiégeoit Bologne. II fut témoin de Pentréetriomphante de ce Pontife, & n’y reconnut pasUn Pape. II trouva à Rome peu de mœurs ,point de Religion, beaucoup de pédanterie. Les

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