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Tome I.
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86
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86 Lettres

Moines croyoient bonnement que la Théologiedes Arabes, étoit la’doctrine des Apôtres. Ilsétoient fi ignorant, qu’on entreprenoit sérieu-sement de leur prouver que les Belles-Lettresleur étoient nécessaires. Ils répondoient quellesleur étoient inutiles. 11s ne connoissoient ni l’E-criture, ni les Pères, ni les Conciles , & ils n’a-gitoieqt que des questions frivoles. Erasme sepermit de leur faire de semblables reproches.La Sorbonne le déclara fou & impie. En Angle-terre il composa l'Eloge de la Folie, qui le fit haïrdes Scholastiques , & ils avoient raison. Lutherparóissoit, il suivoit les traces d’Erasme, il décla-moit contre le Clergé; on rejetta sur le Précur-seur les torts du Sectaire. Erasme essaya de s’enlaver & de-là ces variations qui, le reste de favie, ont contribué à faire suspecter sa bonne-foi.11 n en paya pas moins son tribut à la crédulité dusiécle ; il conte des histoires de sorcellerie , aux-quelles il croyoit de la meilleure foi du monde.

Son Eloge de la Folie & ses Colloques , fontencore lus avec plaisir. Son Nouveau Testamenttraduit en Latin fur l’original Grec, & dédié àLéon X , a joui d’une grande célébrité. Le SoldatChrétien & le Traité du Prédicateur , font remplisd’excellentes choses.

La sale du Concile de Basle , n’a rien quin’indique la modestie des Pères de l’Eglise. Ce