§í Lettrés
amphithéâtres d’arbres distribués avecime adressôétonnante. Quelquefois le rocher dans toute fatnudité, laisse voir ses formes hardies & agrestes.Çà & là ce font des vues opulentes, qui centfois m’ont fait regretter de ne savoir peindrequ’avec la plume. Combien je suis fâché de nepouvoir dire , comme le Voyageur de la Grèce ,j ícrìvoìs : mon ami deffìnoit. Le fite original descroix & le large fond du vallon qu il ouvre, semblelin plan magique , levé exprès pour le charmedes yeux. Il sert d’échapée à un Hermitage , qui,fort du rocher. C’est là qu’on distingue les diffé-rentes couches qui composent la masse des rocslà on volt cette règle de la nature évidemment dé-montrée; jamais un mont ne s’ouvre , qu’il n’op-pofe, en signe de fa séparation un angle saillantà un angle rentrant : ainsi qu’il a été observé à Ca-lais. Cet Hermitage est l’ouvrage d’un Hermite &de son compagnon. On y monte par un escalierextérieur , & la chapelle est quarrée. C’est unrendez-vous de pèlerins , & un lieu à miracles.Non loin de-là est une carrière de marbre quisouffre le poli : mais que je crois trop tendre,pour devenir un objet considérable déporta-tion. Ce marbre est cependant employé dans leCanton. Le Marbrier est un Etranger , en faveurduquel le Canton a dérogé à l’usage , en l’a-