sur la Suisse. ic-zdoptant ; on lui a donné le terrein sur lequelson attelier est bâti. Le marbre qu’il exploite està son profit. Rome attiroit ainsi les Artistes étran-gers. Auprès est une carrière de pierres quireçoivent si bien le poli, qu un Anglois a dit desremparts de cette ville , qu’elle étoit fortifiéeavec du marbre. La ville est une des plus grandes& des plus jolies de la Suisse : elle est au pieddu Mont* Jura, l’Aar baigne ses murs ; &, du hautde la tour de l’Eglise on a une vue immense.L’Egîise est décorée avec pompe, le marbrey est prodigué , sans qu’on ait pu parvenir à enfaire un édifice digne d’être cité. On m’a assuréqu’elle ayoit coûté deux millions au moins. LeClergé n’est pas nombreux, & est soudoyé parl'Etat. Les Franciscains font les moines les plusConsidérés. La population de la ville ne va pasà vingt mille âmes : celle du Canton monte à■quarante mille. Le Canton n’a que deux villes;les Communautés forment le reste. A propos deVilles, il faut que vous en rabbatiez , si vous lesComparez à celles de France. II n’y a point deRoyaume qui en ait en auffi grande quantité,d’auísi belles 8c si peuplées ; c est en cela quela France est un Etat considérable. Le Cantonuret fur pied un Régiment de Dragons & six d’ín-íanterie ; il sert en France.
^aristocratie est ici prononcée. Les seuls ha-