Band 
Tome I.
Seite
98
JPEG-Download
 

e>8 Lettres

tables. Officiers d’épée , de finance & de robe ;ils peuvent abuser de leurs préfectures, & quel-ques - uns exercent une espèce de tyranniesécrété par les amendes pécuniaires qu’ils im-posent volontiers, & qui ont des applicationsgratuites. Les - familles nobles ne font pointriches; leur revenu coníìste dans le produit desBailliages , & dans le service étranger. Combiende petites teintes nous écartent déjà de la cons-titution de Balle! ici les traits vers la dégradationfont plus marqués. Ici l’Aristocratie leve la tête.Le bonheur du Paysan consiste dans fa pensée.II croit être libre. II y a plus ; il croit exercer lasouveraine puissance, au moyenjdu suffrage.

Comment n a-t-íl plus la Souveraineté ? C’estqu’il s’est laissé asservir , fans s’en douter ; sesMagistrats électifs font parvenus à se rendrepresque héréditaires. Quand un des membres duConseil se retire , c’est un de sa famille, ou decelle de quelque autre membre qu’on nomme.Point d’autres. Point sur-tout de noms nouveaux.Ainsi le Patriciat est formel. Ces races Patri-ciennes. jouissent d’une espèce de Noblesse, &le Patriciat fait preuve pour être admis dansl’Ordre de Malte. Les Magistrats font quelquefoisblâmés ; mais ce n est point en public, c’est àhuis clos, dans le Conseil, par leurs égaux. Lepeuple n’y est pour rien , le paysan de la carn*