sur t A Suisse. m<qui jugent ordinairement les affaires rapportées.’Tous les pays se ressemblent ; la Chicane estUne Hydre qui a cent têtes, ici comme ail-leurs. II n’y a point de Procureurs : c’est quelquechose.
Voulez-vous quelques traits de plus, au por-trait de cette liberté , qu’on a prônée dans l m-îention de faire d’un trait de plume , la satyrede tous les hommes & de tous les pays ? LesVoici. Vous concevez que les familles Patri-ciennes , jouissant réellement de la pleine puis-sance , doivent craindre les séditions. En con-séquence il est difficile au paysan de s’assembler.Quand il s’assemble, il faut qu’on soit sûr de lui.Dans les villages il y a un Bailli : c’est l’hommede l’Etat. A son défaut c’est un Subdélégué. Celui-là espionne, fait des saignées, divise un sangtrop vif. II y a un sergent : cet Officier de judi-cature , connoît ceux que l’inconduite a dé-rangés , & qui, n’ayant rien à perdre, oseroientVolontiers; il les fuit del’œil. Dans les CantonsCatholiques, il y a des Cordeliers , des Capu-cins qui prêchent la paix. Dans les Cantons Pro-jtestans, c’est le Ministre & son Vicaire. Ensuite il ya, comme dans toutes les Républiques, ce qu’onreprochent à Rome, la Clientelle; ceux qui visentaux charges, pour eux , leurs amis, leurs enfans.Cette Clientelle fut commune en France, dans