s u ft la Suisse. xiHs’il est bien un homme de Lettres, il est le meil-leur & le plus indulgent de tous les humains.II est propre à tous les emplois qui contribuentau bonheur des autres. Les gens de plume desCantons, s’élèvent ainst , dans le silence du ca-binet , aux affaires , au Gouvernement ; & c’estdans leur classe quon va chercher les Baillis &les Conseillers.
Hormis Basic, Zuric & Schaffouse , il y a estSuisse très-peu de ressource pour les Négocians.On y est marchand , homme de boutique & d’a-telier, & rien de plus. On ne connoît point laJuridiction Consulaire dans certains Cantons ;ce qui prouve combien le commerce est en lan-gueur. II y avoit plus ; la liberté vouloit qu’onménageât le Citoyen. Et, en conséquence, le Né-gociant étranger qui faisoit assigner le Négociantsuisse, ne pouvoit plaider que juridiquement,& avec de longs délais : tandis qu’il étoit lui—même poursuivi par le fouet & par les prisonsConsulaires des autres Royaumes. La mauvaisefoi trouvoit son compte à la Jurisprudence hel-vétique. La Cour de France a sagement sait, deravir à ceux de Schaffouse , le droit de concur-®rence avec les autres créanciers dans les fail-lites . II n’étoit pas juste que ceux qui n’ont pointde Juridiction Consulaire, jouissent ailleurs d’unbénéfice qu’on ne trouve point chez eux-. Je