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En face du bourg de Munsterlingue , fameux’par rempressement que les Religieuses témoi-gnèrent dès 1525 , d’aller au prêche à Stein,on voit Tifle de Reifchenau, dont Mézerai nousparle fous le règne de l’infortuné Charles-le-Gros. Cette ifle étoit célèbre fous les deux pre-mières races de nos Rois. Les Bénédictins y te-noient le Collège de la Noblesse de France &d’Allemagne. La plupart des Religieux étoientdes personnages de la première qualité & desfavans illustres. Ils jouiíToient de beaucoup deprivilèges. Malgré l’extinction de tant de droits,les conventuels élevèrent des difficultés à la diettede Ratisbone, à l’occasion des limites. C’est làque Charles-le-Gros fut relégué par les prê-tres & ses Barons après avoir abdiqué for-cément. II mourut empoisonné par sa femme,qu’il avoit accusée d’adulîère en 888, dans unvillage auprès de Mayence , où il étoit allé man-dier du pain & des secours à l’Evêque de cettedernière ville. II mourut fans postérité , généra-lement méprisé , malgré sa science & sa dévo-tion. Il fut enterré dans le chœur des Bénédictinsde l’ifle de Reifchenau. Ce n’est point fans émo-tion que j’ai vu le portrait de ce Roi, armé enguerre, & la tète. tondue ., ainsi qu’on le pratiquoità l’égard des Rois détrônés. Cette humiliationindigne, souvenez-vous que les Prêtres la con-