SUR L A S U I S S E. mfeilloient, & que ce netoit pas une chose in-différente pour les Evêques d’avoir des Rois fousleur discipline, & pour les Moines de tenir leursPrinces dans leur cloître. 11s devenoient iinpor-tans auprès dés factieux. On m’a montré unedent de ce Roi, c’est je crois la feule arme qu’ilait gardée contre fa femme , & ses ennemis ; elleétoit bonne & forte.
Mais ce qui m’a refoulé inopinément vers unîems bien réculé ; c’est l’ostenston du vase , danslequel J. C. aux noces de Cana, changea l’eauen vin. Ensuite est venu le corps de S. Marc,qu on a à Venise ; le chef de S. Barthélemi, deS. Foítunat ; un calice d’ivoire, remarquable parla pureté du morceau ; enfin cette émeraudepesant vingt-cinq livres, brute d’un côté, épaissede deux doigts, & au travers de laquelle on litune lettre ; ce qui ne fe pourroit , fi ce n’étoitque du verre. Je n’affirmerai point que ce soitune émeraude ; mais , à coup sûr, ce n’est pas duVerre. L’iste de Reifchenau a une lieue de long furUne demi-lieue de largeur. Le lac est fur fescôtes dans toute fa beauté. 11 a deux mille quatrecents toises. L’Abbaye des Bénédictins est atta-chée à l’Evêché de Constance. Dans la biblio-thèque gisent fans honneur des Manuscrits pré-cieux. Combien de fois ai-je désiré qu’un hommeà lettres voulut bien fe dévouer à la fouille