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Tome I.
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SUR LÀ S U I S S E. r 7 fbeaucoup un chant particulier, & propre aupays. Je voudrois que chaque Nation eût sonair favori , sa romance & son vaudeville.Je voudrois que chacune se marquât par desnuances , qui lui donneroient un caractère.Je voudrois qu’à la première mesure , Fétrangerpût dire : il va chanter la romance de la con-trée , la ballade de ses campagnes, le vaude-ville de ses contemporains. Cela n’est plus, &pasdavantage en Suisse qu’aiíleurs.

Dans les cabanes d’Appenzell, ce font desTisserans dans leurs caves , se retranchant contrela lumière ; leur travail veut un air épais. Lelin trop affiné & le coton , casseroient. Desdoigts grossiers trament l’ouvrage d’Arachné.Concevez-vous que Fouvrier qui fait sortir desa navette , & qui déroule sur son métier, untissu précieux , puisse être grossièrement vêtu ,mange du pain noir, & se refuse le suc de laviande ? Que dans un pays d’esclaves, affamépar les consommateurs , & appauvri par la con-currence des fabrications r Fouvrier meure defaim fur son métier , quil vende sa journéea bas prix , je le conçois ; mais que dans unCanton libre , où Fouvrier a fa propriété, oud travaille dans son foyer, où il fabrique parchoix le coton & le lin ; que dans ce Can-ton , il vive dans un état de pénurie dégoû-Tome J, L