sur la Suisse. 173e’est par grâce quil suppose l’égalité , il ne croîtpoint savoir altérée par sérection de ses Ma-gistrats. 11 aime son sauvage pays , il n’en fortqu’à regret , & il est difficile de l’en éloigner.11 ne va point groffir les régimens qui serventles Puissances étrangères. Cest au bourg d’Ap-penzell, que l'assemblée se tient en plein air, &quand il fait mauvais tems, dans l’Eglise, le der-nier dimanche d’Avril. Quand j’aurai recueillides notions plus étendues dans les Cantons po-pulaires , je vous parlerai des Diettes, & de lamanière dont on s’y comporte.
Chacun possède l’histoire de son Canton. Unpays qui na que dix lieues de longueur fursept de largeur, doit avoir un histoire facile àsavoir & peu volumineuse. On ma mené àArmstoss , fur le champ de bataille où les Ci-toyens d’Appenzell défirent en 1405 , farinéeAutrichienne. On a bâti une chapelle; & tousles ans , en mémoire de cette défaite, onva, le3 du mois de Mai, entendre une messe , &Un discours apologétique fur cette victoire.
Si tout ne vieillissoitpoint; st, pour avoir tropSt pendant trop long-tems parlé aux yeux, lesplus rares monumens n’étoient point frappésPar f opinion de caducité & de mort, il est cer-tain qu’un Républicain , prononçant un dis-cours fur des sujets consacrés par le bonheur
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