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Tome I.
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sur la Suisse. 177riches pour soudoyer un Ministre, & pour bâtirune Eglise. J’ai cherché vainement le Temple ;on va à celui de Meyenfeld. Cette Cité limi-trophe avec l’Empire & les Grisons , ne dé-pend de personne. Elle a son Conseil, son Am-man. On peut la nommer une vraie Démo-cratie. Tous les individus font en charge, ouen sortent. Ils se réunissent volontiers, pour lemilitaire, aux Grisons ; mais ils ne fournissentaucun contingent à la milice Helvétique , commeà Gersau. II est rare d’y voir des chevaux, tantest rapide la montagne fur laquelle cette petiteRépublique s’élève, & d’où elle montre uneattitude qui trompe au premier coup-d’œil.

Me voilà encore à Sargans , d’où je vous écris :& bien fâché d’être obligé de revenir à Saint-Gall, où l’on m’attend, & de ne pas pouvoirdescendre derrière les montagnes qui enfermentle Comté de Togçenbourg , fous la dépendancede l’Abbé de Saint-Gall, allié avec les Cantonsde Schwitz Sc de Claris par un traité de Com-bourgeoisie. Les deux Religions vivent en paix ;les habitans font régis par une espèce d’arbitrage ,on multiplie les arbitres à volonté.

Le tableau politique de l’Appenzell fera finipar les traits fui vans. Deux rhodes le séparent,l’un est le rhode intérieur, qui enclave toute lapartie Catholique , forte de treize mille âmes ,

Liy