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Tome I.
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r 84 -Lettres

venta des jeux. Par-tout les Prêtres en imagi-nèrent en l’honneur de leurs Dieux. Pourquoila Patrie n'en auroit-elle point dans l’Helvétie ?

Pourquoi le Landamman de la Turgovie neréuniroit-il point à ses fonctions , celle que lesPontifes des villes de l’Asie Pro-Coníulaire, dela Bithynie & de la Lycie, rempliffoient auxDiettes générales', & qui les avoit fait nommerAíìarques, Bithiniarques, Lyciarques ? Plusieursvilles de la Grèce avoient, comme la Suisse ,formé une association pour entretenir leur union& pour régler les intérêts de la confédérationmutuelle. Tous les ans, les Députés des villes,se rassembloient dans un lieu convenu ; &, aprèsavoir veillé fur les destinées publiques , onélisoit un chef des Jeux , parmi les Pontifesde la Nation : ce chef présidoit à la police desspectacles, aux sacrifices & aux délibérations fé-dératives.

II semble que les Suisses aient craint derenouveler la pompe des Bannerets. L’espritde la Chevalerie, l’orgueil d’un grand nom ,la richesse des grands vassaux , rendoien,t lescarrousels pompeux &brillans. Les Diettes s’ou-vroient par des pas d’armes, & se fermoientpar des joutes. On méritoit le prix de l’adresse,de la force , & souvent l’aveu de la Beauté.Je conçois que les Suisses ne pouvoient terminer