SUR LA S U I S S E. 185ainsi leurs assemblées; mais ils pouvoient repro-duire les jeux des villes confédérées de la Grèce;Us n’avoient plus rien à craindre, du momentqu’ils avoient renversé les cinq mille tours fortes ,qui avoient menacé leur pays. Le nombre de cestours, vous effraye fans doute ; on en volt en-core les ruines fur le Jura & dans les Alpes (1).
J’ai couché dans la jolie ville de Vintertur,la feule importante du Canton de Zurich ; elle estlibre & fous la protection du Canton , qui voitavec dépit son industrie, fa richesse, & qui met,tant quelle peut, des entraves à son commerce.Vintertur doit fournir au Canton quatre centshommes, c’est à dire deux compagnies. Il ya des fabriques de mousselines, & de toiles;On y fait un commerce considérable de gra-vures. Ses eaux minérales font renommées; la po-pulation fe monte à quinze cents habitans. L’Hô-tel-de-Ville jouit de quelques revenus, pris furles anciennes confiscations des Convens , & furles dîmes établies. II a fondé des écoles, quifont mieux servies que dans beaucoup deVilles de la Suisse. On montre un médaiîler très-complet. Le Bourgeois y jouit d’un droit dechasse, qui cependant est limité. Où est elle donccette liberté , puifqu’on retrouvé les vefìigesdes fiefs , des prohibitions, & des réserves pourdes objets d’agrément?