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de rébellion. Le Duc d’Autriche vît dans sesvassaux, des sujets prêts à le servir , par intérêtpersonnel, & c’est cet intérêt qui coûta tant desang aux Suisses. Ceci, qui doit s’apliquer à tousles Cantons, est plus direct à celui de Zurich. LesMontagnards commencèrent la révolution; maisZurich vint à leur secours. Cette Capitale étoitalors dans un état de crise. Les Bourgeois , fati-3gués de la tyrannie des Magistrats , avoient reprisla puissance. 11s avoient, comme les Bourgeoisd’Athènes, renvoyé , exilé & cassé leurs Magis-tratures. ils avoient senti combien il étoit dange-reux que fautorité législative & le pouvoir sou-verain fussent réunis, lis se liguèrent avec lesconfédérés. Zurich eut bientôt un trésor, une ar-mée & des soldats stipendiés. Elle eut bientôt mo-dérés ardeur aveugle des paysans, fait marcher defront, la politique & l'armée. Elle eut bientôtgagné la constance de ses Alliés , & attiré à elletoute la correspondance étrangère. Insensible-ment elle devint f entrepôt de la chancellerie Hel-vétique ; & aujourd’hui, c’est encore là que lesSouverains adressent leurs lettres , quand il estquestion de la fédération. Les mandats circu-laires pout la convocation des Diettes font ex-pédiés de cette ville. Lucerne, formé en (pantotfavant Zurich, étoit malheureusement Catholique*Le dernier eut le premier rang dans la Ligue,