sur la Suisse. igjGeîui de Berne n’agissoit pas encore avec toute, lavigueur possible. Zurich étoit alors le Canton leplus riche, ona beau s’aveugler ; il est vrai quela richesse entra pour beaucoup dans la prépon-dérance qui lui fut accordée.
La réformation avança à grand pas dans ceCanton. En 15 26 , les administrateurs avoientordonné aux Chanoines & aux Prêtres de quitterleurs Concubines où de les épouser. Les pre-mières assemblées, ou plutôt les conférencespubliques pour & contre la réformation, fe tin-rent en IÇ28. Cette manie de rapprocher lesSectaires & les Théologiens, étoit générale, & ildoit vous souvenir de notre colloque de Poissy.II sembloit, même aux Etats d’Orléans, que laCour vouloir respecter les libertés, & qu’on aî~tendoit tout de la persuasion. Persuader despeuples ! Qu elle folie ! O que les Déclamateu'rsle connoissent mal ! Il faut le gouverner, & nonpas Topprimer , ni le persuader. Zuingle , quiétoit pour le parti Réformé à Zurich , ceque Théodore de Beze fut en France, dut àl’Imprimerìe & la facilité qu’il eut à répandredans la Suisse , ses écrits (i). II vint réfor-mer un pays , qui n’avoit pas un moindre
fi) Cette Imprimerie est de 1511 ; Christophe FroschawerCn fit le premier Directeur.
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