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besoin de se réformer dans ses mœurs , queles autres villes. II eut de la peine à expulserles Filles publiques ; à fermer les lieux de dé-bauche , & à priver du droit d’asyle dans lesEglises, les scélérats & les banqueroutiers frau-duleux. Les Moines, qui voyoient leur créditprêt à s’anéantir, formèrent le complot de l’af-saíîìner.
La ville n’est ni vaste , ni bien percée, ni bienbâtie. On ne tire aucun parti, pour l’ornement,du lac qui coule dans son enceinte. Point dechauffée, point de beaux édifices. Le pont debois est très-mal construit. On auroit pu pro-longer la ville fur les bords du lac, & par cemoyen , la rendre unie & plane. Seize milleâmes font renfermées dans cette Capitale; lapopulation du Canton se monte à cent cin-quante mille. Treize Tribunes divisent , onforment la maffe des habitans. Des Baillis dis-tingués' par classes & par dénominations , gou-vernent les Citoyens, fous l’oeil du Conseil.première classe est celle des dix Administrateurs»qui font, à proprement parler, les payeurs& les receveurs des rentes ; & peuvent se dé-placer. Les autres font obligés à résidencedans la ville , & font, pour vous rendre leu ffonction plus sensible , des Officiers de police»des Ministres surveillans à la Jurisprudence