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Tome I.
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SUR I. A S Ú 1 S S E. iSjH est teins que je vous dise ce qu’il en estpour le vestiaire noir , st généralement reçu enSuisse ■& en Souabe. Lorsque Erasme & Zuingledéclamèrent contre Rome , leurs apostrophesétoient motivées fur le luxe scandaleux duClergé. Ce luxe, qui étoit une suite de la ri-chesse des Prêtres, avoit indigné le Peuple. LesSectaires ont grand foin de caresser les pas-sions de cette dernière classe de sujets, où lemerveilleux prend si aifëment racine ; où les No-vateurs on toujours trouvé des bras, des crimes& des vertus. On gagna le peuple, en prêchantcontre les richesses : car le malheureux aime laReligion du malheureux. II ne pouvoit porterque la bure & la prunelle, il falloit bien le flatter,& ordonner que la couleur noire , qui ne brillepoint, seroit la couleur universelle. La politiqueen faisoit une nécessité. Le luxe devoit être re-gardé comme très-dangéreux parmi des Répu-bliques naissantes & menacées. II étoit évidentqu’en réduisant les consommations, ondépendroitmoins des voisins, & on pourroit tenir tête pluslong-tems. En resserrant rindustrie, en versanttout l’argent dans les manufactures nationales ,on donnoit plus d’activité au commerce, & onpréparoit des subsistances pòur l’avenir , fansqu’on eût besoin de rien demander aux étran-gers. L’uniforme , le seul parti qui ne blesse