Í88 L E T T RE S
personne , fut ordonné. Ce fut le noir : on faconservé dans toutes les dominations Protes-tantes & fur-tout parmi les Luthériens. Teileest forigine de ce vestiaire , qui n’est pointlaid, & qui cosste peu à se procurer. La plusgrande richesse de Zurich, ne remonte pointau-delà de la Guerre de 1750 : on vint cher-cher , dans le même tems qu on alioit à SaintsGall, ses mousselines, ses indiennes & ses cré-pons. La fabrique de ce dernier mercantile estcurieuse : dix-sept cents dévidoirs sont mus parl’eau, & tout tourne ; environ quatre cents fem-mes sont employées à cette fabrication. Le débitn’est plus aussi circulant.
Zurich fournit un régiment à la France , & unà la Hollande : ces deux Etats, y ont des chargésdes dépêches. La bibliothèque de la ville est dé-serte , confiée à la garde d’un Relieur introu-vable , & les éditions ne font nullement renou-velées ; les livres nouveaux n’y sont pointdéposés. II faut payer ce prétendu Bibliothé-caire ; & il y a un peu loin de cette vénalité,au désintéressement de nos Bibliothécaires deParis. La bibliothèque des Chanoines est remar-quable , par le corps complet des chroniques dela Suisse. On pourroit la comparer aux dépôtsréunis du Louvre & des affaires étrangères. Ondevroit traduire toutes les lettres des réforma-