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On m’a montré une Vierge d’argent, donnéepar un Homme de Qualité, Mayer de Baldegg ,du poids & de la grandeur de son Fils, que laSte Vierge ^ sauvé en 1667. Onn’a point man-qué de m’observer que Robert Miron, Ambas-sadeur du Roi en Suisse, eut ordre de son Roien 1620 de venir à Notre-Dame , pour la con-jurer de détourner les suites de la guerre civile,qui s’étoit allumée dans le Royaume, par la mé-sintelligence du Roi & de la Reine mère. L’Am-bassadeur passa plusieurs jours en prière dansla Sainte Chapelle ; à son retour à Soîeure,il apprit l’heureuse issue du combat du Pont-de-César près d’Angers. On montre dans la Biblio-thèque la lettre qu’il écrivit à l’Abbé. Je ne fi-nirois point, fi je vous rapportois tout ce quim’a été dit, tout ce que j’ai vu. On ne peut faireun pas, ni ouvrir un œil, fans rencontrer unSaint, fans/ voir un miracle. Je me fuis promenédans le joli vallon qui conduit au Couvent desBénédictines de l’Au, dans l’Egliíe solitaire ,desquelles on voit un Crucifix , naturellementformé par un de ces accidens qui se combi-nent , quand il s’agit de miracles. Je fuis montéfur l’Altemberg, & j’ai dominé fur trois Can-tons à la fois; devant moi fe déployoient lesriches prairies de Christrwill.
Les prétentions de l’Abbé d’Einsidlen, fur le