sur la Suisse. mbourg de ce nom, ont toujours été la pommede discorde entre l’Abbaye & le Canton deSchwitz. Ces prétentions armèrent de proche enproche tous les Cantons; la bataille de Capel,lì avantageuse aux Catholiques, n’eut pas d’autreorigine. Après la bataille, les vainqueurs ordon-nèrent un jeûne universel & allèrent en proces-sion , rendre des actions de grâces à Notre-Dame des Hermites. On pourroit séparer .én troisgrandes crises, les époques des divisions quiont armé les Cantons les uns contre les autres.La première est de 1531. La seconde est de1656: celle-ci fut terrible. Le fanatisme exé--cutoit des massacres, & commença la guerre de1626 , qui vint après le carnage que les Grisonsavoient fait auparavant des Protestans. La der-nière crise est celle de 1712 > où les Réformésauroient pris un ascendant funeste à la Confé-dération , si les Puissances voisines ne les avoientprivés de tous les fruits de la victoire.
Zuingíe passa de la Cure de Claris, qu’il avoitremplie depuis 1506, & où il avoit commencéde prêcher la réformation, à celle d’Einsidlen. IlEmpêcha que les indulgences y fussent prêchées& vendues ; & , fit si bien, que Conrad de Re*chemberg , Abbé de Notre-Dame des Hermites 9refusa de dire la messe tant qu’il vécut, & ouvritles portes du Couvent à tous les Moines quî