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frais & en bon ordre, formoit huit mille hommes^Elle attaqua brusquement, & revint au com-bat avec intrépidité. Les Canonniers Zurichoisvisoient mal , leur mal-adresse rendit inutilele canon de l’armée. Le découragement gagnatrop vîte les Réformés , ils se rompirent &fuyoient. Envain Zuingle, une hallebarde à lamain , rappeloit les fuyards. Il étoit découragélui-même. La comète , que l’on avoit regardéeen France comme le présage de la mort de Louisede Savoie, mère de François I, qui étoit morteen effet, savoir frappé. Dans le tumulte, il futblessé d’un coup de pierre, il se releva, futrejeté, se releva encore, & fut encore ren-versé. « Hélas ! quel malheur est ceci, s’écrioit-» il, ils peuvent bien-occire le corps’, mais famé :» non. » Un Officier avec fa pique , acheva dele tuer. II fut foulé aux pieds , ensuite écar-telé par le bourreau de Lucerne, & brûlé. Onmêla des cendres de pourceau avec les siennes.Thomas Plater , zélé Réformateur, avoit dé-robé aux flammes une partie de son cœur ;Myconius , l’ami de Zuingle, le jeta dans leRhin, afin qu’on n’en fit jamais un usage su-perstitieux (i). Et ce Savant étoit sage.
(i) L'Epitaphe-de Zuingle a été faite par Henri \falstein-.(Ebanoine de Berne.