Sur t A Suisse. 219Iargir par corvées péniblement les routes & dedépenser les fonds publics en décoration fas-tueuse. Où prendroit-il, & l’impôt & le fonds ?O ailleurs il croit être ici mieux gardé par cessentiers hérissés. On ne fait nulle part aussibien qu’ici, que les grands chemins ouvrent degrandes prisons pour le peuple.
J’ai vu, chemin faisant, le champ de Capel oùZuingle , invité par les Cantons de se mettre àla tête des Réformés, fut tué. Pour l’encouragerà cette parade guerrière , on lui cita l’exemplede Jules II, qui commandoit ses armées, & quiavoir jeté dans le Tibre les clés de S. Pierre, pourne fe servir que de l’épée de S. Paul. L’ancienCouvent & l’Eglise sont restés , ainsi que lebois où l’armée étoit adossée. Celle de Zurichcampoit à Schevren , & s’étendoit à Berchwits ,à Ifelberg ; le Couvent de Capel les fépa-roit, c’étoit en 1531. Zuingle commandoit cestroupes, composées de sept cents hommes. Ja-mais plus de foiblesse, des combinaisons aussimal entendues, & plus de négligence. II sem-bloit que les Réformés n’eussent qu a fe montrer.Le Conseil de Zurich s’occupoit à peine del’armée. L’ennemi avançoit, & on ne fayoitcomment l’arrêter. Avec tous les renforts l’ar-mée n’alla point au-delà de deux mille hommes.Celle des Catholiques, qui sortirent de Zoug
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